INDE

      

Dimanche 26 juillet (par Sam)

 

(à l’heure où j’écris ces lignes, en réalité,

je suis à Mae Sot en Thaïlande,

c’est un effet du décalage horaire)

 

Dimanche 26 donc,

vers 18 heure,

nous croisons un éléphant

à l’entrée d’un temple dédié à Ganesh :

nous sommes à Pondichery depuis 2 heures,

on the road again.

Comment imaginer que cela puisse s’arrêter ?

Pondichery 28 juillet 18h30 (photo S.L)

 

 

Lundi 27 juillet Pondichery (par Sam)

 

Je retourne à l’aéroport de Chennai

pour récupérer deux bagages arrivés en retard :

levé à 2h30 du matin pour 3 heures de route

Alex chauffeur Tamoul klaxonne sans arrêt,

même seul sur la route.

 

Là bas, 1 heure et demie à collecter les sept signatures

nécessaires pour récupérer deux caisses

Kafka en Inde,

puis retour à Pondichery en écoutant une BO de comédie musicale indienne à fond,

je retrouve Gilles au centre « Volontariat »,

10h30 la journée de tournage commence..


Trajet Chennaï-Pondichery 09h45 (photo S.L)

 

Le décalage horaire, la moiteur de l’air, et lever nocturne font

que je suis éreinté,  blafard de fatigue.

C’est le deuxième jour d’un voyage d’un mois…

      

Le centre Volontariat est une structure fondée par une belge dans les années 60,

qui accueille des enfants et des vieux dans les deux cas très pauvres..

C’est un lieu d’enseignement plutôt idyllique.

On y trouve aussi pas mal de jeunes filles européennes

qui viennent assouvir leurs instincts maternels.
 

 

Centre Volontariat 11h (photo G.P)


Mukesh, 3 ans ½, centre Volontariat 11h (photo G.P)


Les enfants et les institutrices sont d’une incroyable élégance,
en sueur du matin au soir,
je n'en dirai pas autant. 

Centre Volontariat 12h (photo S.L)


Centre Volontariat 12h15 (photo S.L)


Le processus de tournage impose une grande rigeur,

une longue préparation logistique,

des discussions à n'en plus finir avec la production,

des heures et des heures de trajet,

pour aboutir à ces très courts instants où

nous nous retrouvons face à nous même.



Cecoline 3 ans ½ , centre Volontariat, 15h (photos G.P)

 

Différentes créatures se succèdent tout au long du jour,
comme autant de manifestations de notre imagination..


  Pondichery, rue Isvaran Dhamaraja Koil, 21h (photo S.L)

 

 

 

Mardi 28 juillet (par Sam)

 

Nous nous rendons compte d’une erreur de traduction :

Sur le papier noir,

les enfants ont tous dessiné des maisons,

il faut refaire les dessins de la veille.

Aujourd’hui,

Les bonhommes réapparaissent.

  
 

Sangeetha 4 ans ½           XXX                             Cecoline 3 ans 1/2

 

  
 

Kayal Vizhi 4 ans½            Marie Esther  4 ans 1/2

 

Viginesh 5 ans Pondichery (photos G.P)

 

Une histoire simple:

La petite Jenitha n’ose pas dessiner.

Elle est au bord des larmes.

Nous l’invitons à regarder ce que font les autres,

de notre côté, sur le moniteur.

Elle reste assise en silence pendant une demi heure, puis

Lorsqu’une insitutrice lui demande si elle veut réessayer,

Elle accepte:



Jenitha 4 ans ½ Pondichery, 17h (photos G.P)



Volontariat, 17h 30, fin de tournage (photo S.L)



Pondichery 22h (photo S.L)

 

 

 

Mercredi 29 juillet (par Sam)

 

Pondichery- Mae Sot

28 heure de voyage,

dont 3 passées à l’aéroport de New Delhi,

à s’arracher les cheveux

devant l’absurdité

de tous les responsables de chaque services,

spécialement la douane.

A un moment, je regrette l’efficacité militaire des douanes israéliennes.

C’est dire.

 

Et puis brusquement nous sommes en Thaïlande,

c’est la saison des pluies.


Mae Sot 31 juillet 17h (photo S.L)

 

La photo que je n’ai pas prise (par Gilles)

 

Quand je suis arrivé à Pondichéry, j’ai été frappé par des dessins blancs à l’entrée des maisons, sur le sol.

J’apprends qu’il s’agit de « Kolams », un mot qui signifie « manifestation ».

Cet art, transmis de mère en fille, et réalisé à l’aube en l’honneur de la déesse Lakshmî, invitée à apporter chance et prospérité dans la maison et la famille, est  aussi un signe de bienvenue pour les visiteurs.

Au cours de la journée, chaque adulte veille à contourner le dessin mais si les pieds nus d’enfants, les sabots ou les pattes d’animaux effacent les lignes, la bénédiction se trouve renforcée car le dessin se purifie.

Tous les Kolams que je croise sont différents et uniques...

Je me promets de me lever très tôt  afin d’assister à la formation d’un de ces dessins qui naissent grâce à un peu de farine de riz mais la délicate  traversée des fuseaux horaires et les 28h de transport entretiendront le mystère sur la formation d’un Kolam...

 

 

 

Remerciements 

Agnes Bousquet – Dany Egreteau – Solidarite Laique - Sheick Sharif – Alex – Padhu – Mariam – Nagal -  Sendl  - Jean louis et Patricia Heneghen –  Volontariat (www.volontariat-inde.org)

 

 

Conclusion (par Gilles)

De l’Inde, je retiendrai surtout un mail reçu de France où Syrine me déclare que si elle avait su alors elle ne m’aurait jamais dessiné de bonhomme comme ça elle m’aurait croisé plus souvent cet été.

Elle s’en voulait... Elle en voulait aussi à sa maîtresse d’avoir accepté que je prenne en photo d’autres enfants.

Syrine aura 7 ans le 1er octobre... 7 ans... qui a dit que c’était l’âge de raison ?