CUBA

 

 

INTRODUCTION (par Gilles)


Cuba est le dernier pays de ce tour du monde un peu particulier. C’est la première fois que je pars sans me soucier du pays suivant. Sans me demander comment je vais me débrouiller pour aller dans un autre coin de la planète.

71 films ont été montés avec Catherine et certains commencent à circuler sous le manteau avant d’être diffusés sur Arte, Gulli, TV5 Monde (qui rencontre des spectateurs dans plus de 200 pays) et plusieurs chaînes internationales au mois de novembre.

Catherine nous accompagne cette fois... Histoire de passer avec nous derrière un miroir qui n’a rien à envier à celui de Jean Cocteau. Un miroir, où j’ai plusieurs fois cru apercevoir Orson Welles qui y cherchait une luge égarée...



La Havane 04/10/09 (par Sam)


Dernier tournage de la série,

c’est la fin de six mois de travail,

j’y pense en attendant aux douanes d’Orly ce dimanche :

cette fois ci on ne repartira pas.


Catherine, monteuse des 80 films nous accompagne,

avec le titre de traductrice.

Elle passe de l’autre côté du miroir.

Nous partons sans savoir où nous allons tourner 


L’administration cubaine est un peu compliqué.

Pourtant le vice ministre de la Culture,

à Paris pour la fête de l’Huma est passé en salle de montage il y a 15 jours..



05/10 (par Sam)


Arsenio et Enrique de l’Unicef Cuba nous emmènent au centre de journalisme

Pour faire des cartes de presse.


Photos d’identité dans une petite boutique près d’une grande piscine :

La dream team ressemble plus aux Freak Brothers,

 

Mais nous avons nos papiers.


Photomaton rustique, La Havane, 10h (photo SL)

 

Expo sur Castro au centre de journalisme La Havane, 11h (photo S.L)

 

Nous laissons un dvd de maquette des films au ministère de l’éducation,

La ministre alitée le verra ce soir..

 

La Havane, 17h (photo S.L)

06/10 (par Sam)

Autorisation du ministère,

Une représentante nous accompagnera sur le tournage.

Elle a l’air sévère,

mais se déride rapidement.


Repérage dans une petite école,

le personnel est très intimidé.

 


07/10 (par Sam)

 

La représentante du ministère de l'éducation La Havane 10h (photo S.L)

 

Prise de vue 11h (photo S.L)


 

Maria Fernanda 5 ans et Michel 4 ans (photo GP)

Melany 3 ans (photo G.P)

Liz 4 ans (photo G.P)


Repas du midi dans le petit jardin de l'école (photo G.P)


Les enfants sont très inquiets.

La pression que semblent ressentir les institutrices déteint sur eux.

Plusieurs sont paralysées devant la vitre.

A vouloir trop tout bien faire,

dans un point de vue d’adulte,

on tue la spontanéité des gosses.

 

Catherine et Darian 4 ans (photo G.P)

 

C’est l’exact inverse des intentions du projet.

Catherine prend le relais des explications,

Et parle très gentiment aux gamins, et ça repart.

L’instit a l’air un peu vexée.



08/10 (par Sam)


Maria Fernanda 5 ans (photo GP)

 

Darian se fait essuyer le nez (photo GP)

 

Fabio 4 ans ((photo GP)

 

Rey Daniel 5 ans (photo GP)

 

Michel 4 ans (photo GP)

 

 

Tournage, démontage, je perds 10 litres de sueur.

Puis retour au couvent (ah oui, nous dormons chez des bonnes sœurs cette fois ci),

et petite bouffe Plaza de  la Cathedral, dans la vielle Havane sur un balcon où un petit vent nous rafraichi de la moiteur de la journée. 

Il y a des jours comme ça..


09/10 (par Sam)


 

 Poste de contrôle à l'entrée de l'école de cinema de Cuba San bartholome de los Bahos (photo S.L)


En visitant l’école de cinéma de Cuba,

un professeur français nous apprend qu’il y a un concert de Manu Chao

sur les marches de l’université de la Havane.


Nos cartes de presse,

qui nous ont servi à rien jusqu’à présent

nous permettent d’y assister backstage.

Belle fin de tournage.

 

Manu Chao sur les marches de l'Université de la Havane (photos S.L)


 

La photo que j’ai faite avec le petit appareil numérique compact de Catherine mais qui ne sera pas sur le blog (par Gilles)

Catherine, toute rouge,  avec Manu Chao qui la tient pour le cou !!!!  Pour Mano qui n’aurait jamais cru sa mère si elle ne lui avait pas ramené cette preuve IRRÉFUTABLE !

 


10/10 (par Sam)

 

 

Back to Paris.


Après chaque tournage, le retour à la "vraie vie"

est un moment un peu spécial..

Après 6 mois autour du monde,

je ne vous raconte pas..

 

Je n’ai qu’une dernière chose à dire :


MILLE ET MILLE MERCI

MONSIEUR PORTE

DE M’AVOIR EMBARQUé

DANS CETTE AVENTURE INCROYABLE…



 

Remerciements :

Elio Fidel Lopez, AMBASSADE DE CUBA EN FRANCE, Fernando Rojas Gutierrez, MINISTÈRE DE LA CULTURE A CUBA, Arsenio Garcia, Enrique Gonzalez, José Juan Ortiz Bru, UINICEF CUBA, Derleana Penton Hernandez, MINISTERE DE L’EDUCATION A CUBA, Eva Lopez Hernandez, ECOLE « Juan O.Alvarado » de la Havane,  Pascale de la Fregonnière, Jacques Hintzy, UNICEF FRANCE, Alain Zayan, AMBASSADE DE FRANCE A CUBA, Maria Julia Antuna, ESCUELA INTERNATIONALE DE CINE TV SAN ANTONIO DE LOS BANOS...

 Conclusion :

Merci Sam à toi aussi de m’avoir accompagné dans 20 pays dans des conditions parfois délicates... Merci d’avoir souvent « tenu la baraque » quand j’étais parfois en plein doute sur la faculté de mener à terme ce projet alors que le financement de l’aventure n’était pas trouvé...

Merci Catherine d’avoir su relever au fur et à mesure tous les messages qui te parvenaient dans une bouteille postée de l’Atlantique, du Pacifique, de l’Océan Indien, de la méditerranée ou de la Mer rouge...

Merci Juliette et Charlotte d’être restées « de l’autre côté » afin de faire en sorte que ma démarche puisse retourner là où elle est née et dans d’autres endroits encore...

Ce ne sera jamais vrai que j’aurais pu faire ce projet tout seul !  Il suffit de relire les remerciements à la fin de chaque voyage pour se rendre compte que ce n’est que grâce à certaines rencontres que j’ai pu continuer de me glisser dans cette parenthèse un peu folle...

Manque d’ailleurs à ces remerciements le personnel de GÉDÉON qui n’a cessé de devoir jongler avec mon impatience d’un côté et les « lois du marchés » de l’autre...

Stéphane qui a pris le risque personnel de m’envoyer en mer alors que les drapeaux sur la côte étaient rouges...

Benoit, qui a su souvent dégoter un canot de sauvetage ou  deux bouées quand une embarcation prenait l’eau..

Alison, Aline, Fabienne, Elise, Roberto, Diane, Xavier, et tous les autres, qui ont goûtés aux embruns quand les vagues étaient fortes...

.

Partir dans tous ces pays pour y faire dessiner des enfants étaient important mais il sera encore plus important que ces dessins y retournent afin que d’autres découvrent ce que j’ai eu la chance d’entrevoir...

Plutôt que de refermer ce blog avec une conclusion péremptoire, je préfère citer des mots extraits de la préface d’un livre que je n’ai jamais pu refermer il y a pourtant plus 20 ans déjà :

 

« Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier : la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l’arrière avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l’horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu’ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime. Vous connaissez sans doute un voilier nommé « Désir ».

(L’ELOGE DE LA FUITE - Henri LABORIT)