MAROC

LUNDI 15 JUIN 2009
(par Sam)

PARIS 

Orly, nous repartons,

pour le Maroc cette fois ci.

 

Tarmac d'Orly, Paris 16h30 (photo S. Lahu)

Nous sommes accueillis par une association nommée LIKAA,

qui gère des programmes d’éducation, de construction d’écoles, et d’échange à Safi.

(cette semaine nous croiserons à plusieurs reprises des bénévoles qui organisent un concert en plein air dans les quartiers Sud, où nous tournons,

et un certain DJ Diabolik venu filer un coup de main pour nettoyer les pelouses la veille de  son concert..)

 
(par Gilles)

Je n’étais pas revenu au Magreb depuis la mort de mon ami Elyes Zrelli qui était aussi le parrain (musulman) de ma fille qui s’appelle Syrine parce qu’un jour j’étais directeur photo sur un long métrage, à Bizerte, en Tunisie.

Je ne sais pas si mon attachement à cette partie du monde vient du fait d’avoir accompagné mes parents en Algérie alors que mon père et ma mère étaient alors tous deux jeunes médecins en Algérie, au moment de la coopération.

Mais j’aime le Magreb et le fait, notamment, que quand on en dit bonjour à quelqu’un, là-bas, on porte sa main droite sur le cœur.

 

 

MARDI 16 JUIN 2009
SAFI (par Sam)

Ailleurs on célèbre une bataille.



Safi 08h (photo S.Lahu)

Nous tournons dans une école pour enfants handicapés financée par Monaco, dans le salon du pavillon du Prince Albert,
mais c'est le roi du Maroc qui est au mur.
L'organisation est remarquable.
Les enfants que nous filmons sont amenés en minibus de deux maternelles voisines.
J'ai à nouveau l'impression que ces écoles sont des petites îles qui flottent au milieu du chaos.






Enfants de l'école "la Sagesse", Safi quartier Sidi Ouassel  10h30 (photos S.Lahu)



Gilles Porte et Spiderman (photo S. Lahu)                                Chaîmda 5 ans Safi 11h (photo G.Porte)


Loha, 5 ans, nous flingue l’emploi du temps de la première journée en dessinant pendant une heure vingt sur la vitre.

Les 24 autre enfants attendent patiemment assis sur des bancs à l’extérieur de la salle.

Abdelhadad, un des bénévoles, s’endort et ronfle bruyamment.

Nous nous relayons à la caméra.

Loha héritera du surnom de Picasso,

mais son autoportrait est un Bosch plutôt..


 
Loha 5 ans Safi Maroc (photo S.Lahu)

 

Le soir,

une pluie d’orage diluvienne noie les rues de Safi,

les égout débordent,

nous sommes coincés dans une 205, les passagers ont de l’eau jusqu’au genoux,

les éclairages public sautent

nous nous perdons,

film catastrophe.

 
 
    
Safi 23h45-1h30  (Photos S.Lahu) 

 

 

MERCREDI 17 JUIN 2009
SAFI (par Sam)

 

Retour de la canicule.
 
Safi quartier sud 14h (photo S.Lahu)

 

Pour rattraper le retard de la veille, nous battons notre record d’enfants dans la journée : trente.

  
Hamza 5ans, Salma 4 ans, Aya 6 ans Safi Maroc  (photos G.Porte)


(malgré une pause de trois heure à midi, car tous les enfants retournent manger dans leurs familles : il n’y a aucune cantine dans aucune des écoles de Safi..

Comme tout le monde s’est couché vers 3-4 heure la veille à cause des inondations,

Pendant cette pause, sur le plateau, c’est le roupillon collectif,

à part un assistant qui fait des transferts de fichier et des tris de photo)

 


 JEUDI 18 JUIN 2009
(par Sam)

 

Sur le trajet pour l’aéroport de Marrakech, je rate le lever du soleil.

Pas Gilles.


    
Trajet Safi Marrakech, au volant Rachid, à l'arrière Samuel 05h30-07h (photos G.Porte)

 
(Par Gilles)

Le constat que j’ai fait :

Loin de moi l’idée de vouloir pousser un « cocorico » tonitruant mais j’ai bien été obligé de constater que la marque française PEUGEOT était plus fiable que la marque, américaine, MACINTOSH, dans les mêmes conditions.

A l’arrière d’une 205, à moitié engloutie par les eaux, impossible de ne pas remarquer que la marque au Lion s’en tirait beaucoup mieux que celle de la pomme puisque l’ordinateur qui m’accompagnait au milieu de cette nuit dantesque a du rendre les armes, laissant alors au cygne tout le loisir de chanter.

 

QUESTION :

Pourquoi seules des filles se dessinent parfois très longtemps sur ma vitre alors que ce n’est jamais arrivé avec un garçon  de moins de 6 ans? Le sens du détail est-il féminin et celui de la synthèse masculin ?