TURQUIE

 

Introduction (par Gilles)


Pour la première fois le livre PORTRAITS-AUTOPORTRAITS qui retrace ma démarche dans les 20 premiers pays parcourus m’accompagne à Istambul. Cela me permettra-t-il de constater si des « bonhommes » turcs, d’origines arméniennes, kurdes ou autres, ressemblent plus à des dessins d’enfants européens ou à des dessins d’enfants asiatiques ?

 

 

28 septembre 2009 (par Sam)

 


A Istanbul,

nous sommes accompagnés d’un journaliste du monde Jean Jacques,

et notre traductrice est une jeune étudiante de cinema, Ipek.


Jean Jacques porte un chapeau et une petite guitare brésilienne en bandoulière, il n’en jouera jamais.

Ipek nous conduit dans sa C6, à toute blinde dans les rues d’Istanbul, d’une main de maître..


En arrivant : cette fois ci nous avons un 33m2 pour transporter le matériel,

ce qui est un peu excessif

(sachant que nous avions tout réussi à mettre dans un Kangoo en Argentine),

d’autant que le camion ne  passe pas dans les ruelles très étroites

du quartier de Fatih.


Je passe sous silence quelques détails scabreux liés au camion…

 

Ipek et Gilles en pleine explication 09h30 (photo S.L)

 

A l’école  Muallim Naci Ilkogretim Okulu,


Beaucoup de parents sont très méfiants et refusent de signer les autorisations de tournage.

Nous faisons 3 réunions dans la journées,

Gilles raconte son histoire

Devant un parterre de mamans, plus ou moins voilées.

 

Prises de vue, 12h30 (photo S.L)

 


Et puis vogue le navire, installation de la vitre,  réglage des caméras, taillage des crayons blancs, dessins, photos, tournage, ribambelle de petits regard inquiets…

 

 

 

    Nisa 5 ans (photo G.P)                                   Sevval Naz et Azra 5 ans (photo G.P)

 

 

Feyzanur, 5 ans (photo G.P)

 

Et fin de journée sur les rives du Bosphore en dégustant une patate.

 


29 septembre 2009 (par Sam)

 


Ma chambre est juste en face d’un minaret,

mais jamais je n’entendrai le muezzin à 5  heure du matin.

 


Assommé de mails, SMS et coups de téléphones,

difficile de couper le cordon avec Paris pendant ces deux jours :

C’est la calvalcade en post production pour terminer dans les temps le montage des 72 films, et leurs animations respectives pour ce vendredi, préparation du tournage de Cuba de la semaine prochaine où nous avons quelques problèmes d’autorisations.

 

Music for Peace, Fatih 13h (photo G.P)


Le midi, nous déjeunons avec une classe de petits apprentis accodéonistes, de l’ONG « music for Peace » qui nous accueille dans ce quartier.

Etrange d’entendre « Sous les ponts de Paris », au fin fond du labyrinthe de ruelles d’Istanbul.

 

 

Selman 5 ans (photo G.P)

Mohammed 5 ans (photo G.P)

Elif 5 ans (photo G.P)

 

Ganihan 5 ans (photo G.P)

 

 

En fin de journée, nous faisons une projection, et présentation du livre dans la classe.

l'institutrice invente immédiatement un jeu à  partir des photos,

les gamins applaudissent à la fin des films,

et sont surpris à chaque fois que les bonhommes s'animent..

C'est la première sortie de "portrait/autoportrait",

et avec des petits turcs de 5 ans,

ça marche du feu de dieu...

 

Ummugulsum, et sa classe 17h (photo S.L)


Le soir, nous prenons l’apéritif au Consulat Français,

dans un autre ambiance, bavardages mondains dans des petites bulles.


 

La question qu’on me pose tout le temps

« C’est quoi le message ? » (par Gilles)


Grâce au livre désormais avec moi, j’ai trouvé la parade : montrer un  dessin noir et blanc sur la page de droite et demander à mon interlocuteur de me définir le sexe de l’enfant, son âge, sa couleur de peau et son origine... Et ensuite seulement, faire apparaître la page de gauche dévoilant l’auteur du dessin en regard de son autoportrait...

 

 

Conclusion (par Gilles)


 

Comme c’était la première fois qu’un journaliste (du très sérieux journal « Le Monde » !) m’accompagnait au cours de mes séances de dessins, je lui laisserai juger de l’accointance européenne ou pas d’un coup de crayon d’enfant de moins de 6 ans à Istanbul.

Cela me rappelle le projet d’un éditeur avec le dessinateur Topor... Une idée de livre qui devait s’intituler « COMMENT JUGER UN BON DESSN D’ENFANT D’UN DESSIN RATÉ ? ». A l’intérieur, le lecteur n’aurait trouvé que des dessins de Topor...

 

 

Remerciements

 

Ipek Tiryaki – Mirela –Anne Potié – Christine Purel – Luciano Rispoli - Ambassade de France en Turquie – Institut français d’istambul - Ihsan – Nevin – Ummü Gulsum - Yeliz Yalin - - Jean Jacques La Rochelle -